Standard PTES
Standard PTES : Les 7 phases d’un pentest efficace
26 février 2026

Comment tester vos vraies défenses avant qu’un attaquant le fasse

Votre SOC tourne. Vos EDR sont à jour. Votre SIEM génère des alertes. Et pourtant, un attaquant motivé pourrait prendre le contrôle de votre Active Directory en moins de 72 heures. Comment le sait-on ? Parce que c'est exactement ce que l'on réalise lors d'une mission Redteam PIIRATES.

La vraie question n'est pas « avons-nous des outils de sécurité ? » mais « ces outils résistent-ils à une attaque réelle, ciblée, furtive ? ». Le pentest classique répond partiellement à cette question. La mission Redteam, elle, simule l'adversaire dans sa globalité tactiques, techniques et procédures incluses.

Dans cet article, vous allez comprendre ce qu'est concrètement une mission Redteam, comment PIIRATES la conduit de A à Z, et pourquoi les RSSI qui l'ont fait ne reviennent jamais au pentest seul.

Pourquoi le pentest traditionnel ne suffit plus

Le pentest est utile. Mais il a une limite structurelle : il est défini dans un périmètre, dans une fenêtre de temps, avec des règles d'engagement claires. L'attaquant réel, lui, n'a pas de règles.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • Le temps médian de détection d'une intrusion est encore de 197 jours selon le rapport IBM Cost of a Data Breach 2025.
  • 80 % des entreprises ayant subi une violation déclaraient avoir des outils de sécurité opérationnels au moment de l'attaque.
  • Les ransomwares avancés passent en moyenne 11 jours en réseau avant de chiffrer quoi que ce soit.

Ce que ces chiffres révèlent : ce n'est pas la technologie qui manque, c'est la capacité à détecter un adversaire qui se comporte comme un humain, pas comme un script.

C'est exactement l'angle mort qu'une mission Redteam vient tester.

 

Mission Redteam PIIRATES, ce que ça signifie concrètement

 

Le terme Redteam vient du monde militaire. En cybersécurité, il désigne une simulation d'attaque avancée, conduite par une équipe offensive indépendante, avec pour objectif d'atteindre un ou plusieurs objectifs définis sans se limiter à un périmètre technique.

Pour PIIRATES, une mission Redteam n'est pas un audit amélioré. C'est une opération réelle, menée comme un groupe APT (Advanced Persistent Threat) le ferait :

  • Reconnaissance OSINT approfondie (employés, infrastructure exposée, partenaires)
  • Attaques d'ingénierie sociale ciblées (phishing, vishing, pretexting)
  • Exploitation de vulnérabilités techniques (réseau, web, AD, cloud)
  • Mouvement latéral et persistence furtive dans le SI
  • Exfiltration de données simulée
  • Mesure du temps de détection et de réponse de votre équipe Blue Team
L'objectif n'est pas de produire une liste de CVE. C'est de répondre à la question : « Si un attaquant ciblait votre organisation aujourd'hui, jusqu'où irait-il avant d'être stoppé ? »
 
 
 

La méthodologie PIIRATES étape par étape

 

Une mission Redteam se structure en phases distinctes, chacune pilotée avec la même rigueur qu'une opération d'attaquant professionnel.

  1. Cadrage et règles d'engagement (J-10 à J-5) : Avant toute action, PIIRATES définit avec vous les objectifs métier de la mission : vol de données RH, accès au système de paiement, compromission de l'AD, exfiltration vers un serveur externe. Ce cadrage est stratégique il aligne la simulation sur vos vrais risques business. On définit aussi les garde-fous : systèmes hors scope, fenêtres d'action, escalade en cas de découverte critique réelle.
  2. Reconnaissance OSINT & HUMINT : Sans toucher à votre réseau, nos opérateurs collectent tout ce qu'un attaquant réel pourrait trouver : LinkedIn de vos équipes IT, certificats TLS exposés, buckets S3 mal configurés, credentials leakés sur des forums, sous-domaines oubliés, API exposées sur GitHub. Cette phase dure souvent 5 à 10 jours. Elle révèle déjà, systématiquement, des expositions ignorées.
  3. Accès initial : C'est ici que la mission Redteam diverge le plus d'un pentest classique. L'accès initial peut être obtenu via un email de spearphishing hyper-ciblé avec payload personnalisé, une exploitation de vulnérabilité sur une application exposée, une attaque supply chain via un tiers de confiance, ou un accès physique simulé si inclus dans le scope. Chaque vecteur testé correspond à un scénario documenté dans les frameworks MITRE ATT&CK et TIBER-EU.
  4. Mouvement latéral et élévation de privilèges : Une fois dans le périmètre, nos opérateurs progressent méthodiquement en imitant les TTPs (Tactics, Techniques, Procedures) des groupes APT actifs. Kerberoasting, Pass-the-Hash, DCOM, WMI, GPO abuse, les techniques sont sélectionnées en fonction de votre environnement réel. L'objectif : atteindre les « crown jewels » définis en phase 1, en restant le plus longtemps possible sous le radar de votre Blue Team. Pour les environnements Active Directory, BloodHound cartographie en amont les chemins d'attaque prioritaires.
  5. Rapport et debriefing stratégique : Le livrable final PIIRATES ne ressemble pas à un rapport de pentest standard. Il contient la timeline complète de l'attaque minute par minute, les preuves de compromission (screenshots, tokens, données exfiltrées simulées), l'évaluation de votre Blue Team (détection, délai, qualité de réponse), des recommandations priorisées par impact business, pas par score CVSS, et un executive summary pour votre COMEX ou conseil d'administration.

 

 

Outils et références utilisés lors d'une mission Redteam

 

Nos opérateurs travaillent avec les mêmes outils que les attaquants avancés. La différence : ils les utilisent dans un cadre légal, éthique et documenté.

  • Cobalt Strike / Havoc C2
Infrastructure de Command & Control pour la persistence et le pilotage des agents déployés sur les systèmes compromis.
 
Cartographie des chemins d'attaque dans Active Directory. Identifie les comptes et les groupes à cibler en priorité.
Impacket / CrackMapExec
Exploitation des protocoles Windows (SMB, WMI, DCOM). Validation des credentials en masse sur l'ensemble du parc réseau.
 
  • Burp Suite Pro
Tests applicatifs avancés. Interception et manipulation des requêtes HTTP pour identifier les points d'injection et les défauts d'authentification.
 
Reconnaissance de surface d'attaque externe. Identification des systèmes et services exposés depuis Internet avant toute action offensive.
 
  • GoPhish
Campagnes de spearphishing ciblées avec suivi des clics, ouvertures et soumissions de credentials par les utilisateurs.

Toutes nos techniques sont référencées dans le framework MITRE ATT&CK. Chaque TTP utilisée est tracée et justifiée dans le rapport final. Pour la phase de reconnaissance réseau, Nmap et les Google Dorks complètent le dispositif OSINT initial.

L'outil PingCastle permet d'auditer la maturité de votre Active Directory avant de définir les scénarios d'attaque prioritaires.

À lire aussi : Vous voulez comprendre comment les hashes NTLM sont exploités lors d'un mouvement latéral ? Notre guide complet sur Hashcat en pentest détaille comment les auditeurs craquent les mots de passe récupérés durant la phase d'accès initial.

Toutes nos missions sont spécifiques
Parce que vos enjeux le sont !

La mission Redteam est avant tout une philosophie : simuler un adversaire réel pour révéler vos vraies failles. Couplée à nos compétences techniques multiples, elle s'adapte à tous les environnements et à toutes les maturités.

Les 5 erreurs qui plombent votre posture de sécurité

 

  • Confondre conformité et sécurité : Être conforme ISO 27001 ou PCI-DSS ne signifie pas être protégé. La conformité prouve que des processus existent. La mission Redteam prouve qu'ils résistent à un adversaire réel. La directive NIS2 impose désormais aux entités essentielles de démontrer la robustesse de leurs mécanismes de défense un Redteam en est la preuve la plus concrète.
  • Ne tester que le périmètre réseau : 90 % des compromissions réelles commencent par l'humain (phishing, ingénierie sociale). Ne pas tester ce vecteur revient à poser une porte blindée et laisser les fenêtres ouvertes. Les vulnérabilités cachées d'infrastructure sont souvent révélées par ce biais.
  • Faire un Redteam sans Blue Team activée : La valeur d'un Redteam se mesure aussi à ce que votre équipe de défense voit, détecte et fait. Sans Blue Team active, vous testez les attaquants mais pas votre capacité de réponse. Le monitoring Active Directory doit être opérationnel avant toute mission.
  • Choisir un prestataire sans expertise offensive réelle : Un Redteam n'est pas un pentest rebrandé. Il nécessite des opérateurs spécialisés, des infrastructures C2 propres et une expérience documentée des campagnes APT. Vérifiez les certifications (OSCP, CRTO, CRTE) et demandez des références de missions similaires.
  • Ne pas impliquer le COMEX dans le debriefing : Un rapport Redteam est un outil de décision stratégique. Les risques identifiés ont une valeur business directe. Si votre COMEX n'est pas impliqué, le budget de remédiation ne suivra pas.

 

 

Compromission d'un groupe industriel en 34 jours sans détection

 

Mission Redteam : Groupe industriel coté (~4 000 collaborateurs)

 

Point de départ : aucun accès préalable. Boîte noire. SI hybride (on-premise + Azure). SOC interne de 6 personnes. EDR déployé sur 100 % du parc. Durée : 6 semaines.

 

Phase 1 : Reconnaissance OSINT 

Découverte de 3 sous-domaines non référencés, 2 comptes compromis dans un leak récent sur un forum cybercriminel, et 1 bucket S3 public contenant des fichiers de configuration internes incluant des chaînes de connexion base de données. Aucune interaction avec le SI cible à ce stade. Aucune alerte possible côté défense.

 

Phase 2 : Accès initial

Spearphishing ciblant un prestataire externe disposant d'un accès VPN identifié via OSINT LinkedIn et le site corporate. Email personnalisé basé sur une offre de mission fictive en lien avec un projet réel de l'entreprise identifié en phase OSINT. Taux de compromission : 1 personne sur 1 ciblée. Payload exécuté via un document Office piégé, agent C2 déployé en mémoire. Aucune alerte EDR déclenchée.

 

Phase 3 : Mouvement latéral 

Mouvement depuis le poste prestataire compromis vers un serveur de fichiers partagé, puis vers l'Active Directory. BloodHound révèle un chemin en 3 sauts vers un compte Domain Admin. Techniques utilisées : Kerberoasting sur 4 comptes de service avec SPNs exposés, Pass-the-Hash sur un compte d'administration locale partagé sur 60 % du parc, exploitation d'une délégation Kerberos non contrainte sur un serveur applicatif.

 
Phase 4 : Objectif atteint 

Exfiltration simulée de 2 Go de données financières depuis un serveur de fichiers non segmenté. DCSync complet sur le contrôleur de domaine principal : la totalité des hashes du domaine exfiltrée. Durée totale sans détection : 34 jours. Le SOC n'a déclenché aucune alerte sur l'ensemble de la mission. L'EDR a détecté 2 des 17 actions techniques menées et n'a pas escaladé.

 
Résultats et impact business

Le rapport final a documenté l'intégralité de la chaîne d'attaque avec preuves (screenshots, tokens, hashes, logs C2). Le debriefing COMEX a conduit à :

  • Une refonte complète de la segmentation réseau et des droits prestataires
  • La mise en place du MFA sur l'ensemble des accès VPN et comptes à privilèges
  • Un renforcement immédiat du monitoring Active Directory et des alertes SIEM
  • Un budget sécurité augmenté de 40 % pour l'exercice suivant
  • Le lancement d'un programme Purple Team pour entraîner la Blue Team en continu

 

Insight clé : Ce n'est pas l'outil qui a manqué. C'est la configuration, la supervision et les playbooks de réponse. Le Redteam a rendu ce constat inattaquable devant le COMEX là où un pentest classique n'aurait couvert que 20 % de la surface réellement exploitée.

 

Ce qui aurait suffi à bloquer la chaîne dès la phase 2 :

MFA sur tous les accès VPNRevue des délégations KerberosSuppression des buckets S3 publicsSegmentation des droits prestatairesDésactivation des SPNs inutiles

Ce scénario entre directement dans le cadre de notre offre de pentest système d'information et réseaux. Pour les environnements plus complexes impliquant des scénarios d'attaque combinés (réseau + humain + applicatif), les scénarios de Red Team adaptés aux PME/ETI offrent une couverture plus complète avec des exercices de simulation réalistes.

 

À lire aussi : Vous souhaitez comprendre comment un pentest interne classique se déroule avant de passer à un Redteam ? Notre retour d'expérience sur le pentest interne détaille les étapes et les enseignements tirés de missions similaires. Pour aller plus loin sur la phase de mouvement latéral Active Directory, notre guide sur BloodHound en pentest couvre les chemins d'attaque les plus fréquemment exploités.
 

Pour aller plus loin avec PIIRATES

La mission Redteam s'inscrit dans une stratégie de sécurité offensive globale. Pour la compléter ou la préparer :

  • Pentest applicatif & infrastructure : pour des tests ciblés sur un périmètre défini avant un Redteam complet
  • Purple Team : pour entraîner votre Blue Team en temps réel avec nos opérateurs offensifs
  • Audit de surface d'attaque externe (EASM) : pour cartographier votre exposition via Shodan et Google Dorks avant qu'un attaquant ne le fasse
  • Audit Active Directory : via PingCastle pour identifier les comptes de service à risque et les délégations dangereuses en amont

 

Ne découvrez pas vos failles sous la pression d'une crise

 

Une mission Redteam, c'est choisir de découvrir ses vulnérabilités dans des conditions contrôlées, avant qu'un attaquant ne vous l'impose dans des conditions qui, elles, ne le sont pas.

Les RSSI qui ont vécu une compromission majeure le disent tous : ils auraient voulu savoir avant. Le Redteam, c'est exactement ça, savoir avant.

PIIRATES accompagne les grands groupes et éditeurs de logiciels dans cette démarche. Nos opérateurs viennent de la sécurité offensive, pas du conseil. La différence se voit dans la qualité des livrables, la pertinence des scénarios et la valeur stratégique du debriefing.

Faites tester vos défenses avant que quelqu'un d'autre ne le fasse.
Échange confidentiel, périmètre défini avec vous, lettre de mission systématique. PIIRATES intervient avec une approche 100 % offensive et indépendante.

Foire
Aux
Questions

Qu'est-ce qu'une mission Redteam et en quoi diffère-t-elle d'un pentest ?

Une mission Redteam est une simulation d'attaque avancée, menée sans contrainte de périmètre, sur plusieurs semaines, par une équipe offensive indépendante. Contrairement au pentest qui teste des vulnérabilités techniques dans un cadre défini, le Redteam simule un adversaire réel dans sa globalité : OSINT, ingénierie sociale, exploitation technique, mouvement latéral, exfiltration. Il évalue à la fois les outils, les processus et l'humain, et mesure concrètement la capacité de détection et de réponse de votre équipe de défense.

Combien de temps dure une mission Redteam PIIRATES ?

En moyenne entre 4 et 12 semaines selon la taille du SI, les objectifs définis et la complexité de l'environnement. Le cadrage initial permet de définir une durée réaliste et un budget adapté. Une mission sur un groupe de 4 000 collaborateurs avec SI hybride (on-premise + Azure) durera typiquement 6 semaines. Pour les environnements plus complexes combinant réseau, applicatif et ingénierie sociale, les scénarios Red Team adaptés aux PME/ETI sont une bonne référence de cadrage.

Faut-il avoir un SOC interne pour lancer une mission Redteam ?

Non. La mission Redteam est précisément utile pour évaluer l'état réel de vos capacités de détection, qu'elles soient internalisées ou externalisées. Si vous n'avez pas de SOC, le Redteam vous fournit des données précieuses pour construire un business case auprès de votre direction. Si vous avez un SOC, la mission mesure objectivement son efficacité réelle face à un adversaire qui se comporte comme un humain pas comme un script. Le monitoring Active Directory est un bon indicateur de maturité à évaluer en amont.

Le Redteam est-il légal et quelles sont les garanties contractuelles ?

Absolument. Une mission Redteam PIIRATES est encadrée par une convention de prestation signée, des règles d'engagement contractuelles et un périmètre d'autorisation formalisé avant toute action. Toutes nos interventions respectent le cadre légal français (LCEN, code pénal) et les standards internationaux (MITRE ATT&CK, TIBER-EU, PTES). Une lettre de mission est systématiquement émise avant le démarrage. Nos opérateurs ne réalisent aucune action hors périmètre validé.

Quels profils en entreprise doivent être impliqués dans une mission Redteam ?

Au minimum : le RSSI (pilotage et validation périmètre), le DSI (validation des contraintes techniques et des systèmes hors scope) et un sponsor COMEX, DG ou DAF pour légitimer les investissements de remédiation issus du rapport. Selon les objectifs, les équipes juridiques et de conformité peuvent être associées au cadrage initial, notamment dans le contexte de la directive NIS2. La Blue Team interne, si elle existe, est informée a posteriori pour maximiser la valeur du debriefing.

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